« Ce bien fait du 6 % » — oui, mais du 6 % brut ou net ? L’écart change tout. Voici comment calculer correctement la rentabilité d’un investissement locatif et lire les bons indicateurs.

Rendement brut : le premier filtre

C’est le calcul le plus rapide :

Rendement brut = (loyer annuel ÷ prix d’achat) × 100

Exemple : un bien à 200 000 € loué 900 €/mois génère 10 800 €/an, soit un rendement brut de 5,4 %. Pratique pour comparer vite plusieurs annonces, mais il ignore les charges. Ne vous arrêtez jamais là.

Rendement net : la vérité du terrain

Le rendement net retire les charges réelles du calcul :

On intègre aussi les frais d’acquisition (dont les frais de notaire) dans l’investissement total. Le rendement net est toujours inférieur au brut — c’est lui qui compte.

Le cash-flow : ce qui reste dans votre poche

Le cash-flow, c’est la différence entre ce que rapporte le bien et tout ce qu’il coûte, mensualité de crédit comprise. Un cash-flow positif signifie que le bien s’autofinance ; négatif, vous remettez au pot chaque mois. C’est l’indicateur de viabilité à long terme.

→ Ouvrir le calculateur de rentabilité locative

Qu’est-ce qu’un « bon » rendement ?

En général, un rendement net supérieur à 4 % est considéré comme correct, mais tout dépend de la ville : un rendement élevé cache parfois une demande locative faible ou un risque de vacance. À l’inverse, une grande ville tendue sécurise les loyers avec un rendement plus modeste. C’est tout l’intérêt de croiser le calcul avec les données par ville avant d’acheter.

La méthode complète en 4 étapes

  1. Calculez le rendement brut pour présélectionner.
  2. Recensez toutes les charges annuelles et calculez le net.
  3. Simulez le crédit (voir le guide du simulateur) pour obtenir la mensualité.
  4. Déduisez le cash-flow et vérifiez qu’il est soutenable dans la durée.

Calcul théorique basé sur des hypothèses ; il ne prend pas en compte tous les risques et frais réels. Consultez un conseiller en gestion de patrimoine avant tout investissement.